Les cours que j’ai donné
Les cours que j’ai donnés et les leçons que j’en ai tirées au fil des années.
J’ai enseigné divers cours
- Des TD de « Machine Learning avancé » en Master 2
- Le langage de programmation C à l’université
- Une semaine complète « Deep Learning » avec Le Wagon
- Un cours de trois jours « Machine Learning in Healthcare », suivi d’une semaine de projets pratiques, à la Lviv Data Science Summer School
J’enseigne encore ponctuellement dans des programmes de formation à l’IA.
L’enseignement est une manière de tester ce que l’on comprend vraiment
Enseigner est un moyen extrêmement efficace de savoir ce qu’on a compris ou pas. Et on s’en rend compte dès que les étudiants commencent à poser des questions.
Car ne pas réussir à expliquer quelque chose clairement, c’est la preuve qu’on ne le maîtrisez pas encore.
D’où l’importance, pour tous, d’enseigner.
Pas forcément dans une salle de classe. Mais simplement d’expliquer son travail à quelqu’un. Écrire un tutoriel. Accompagner un junior. Ou encore donner une présentation à des non-spécialistes.
Les maths sont le seul domaine dont on est fier d’être nul
En enseignant, j’ai remarqué quelque chose d’étrange : les gens sont fiers d’être mauvais en maths.
On entend rarement ça dans d’autres domaines. Mais, pour les maths, « j’étais nul dès le collège » est souvent dit avec un mélange de fierté.
Cela a probablement moins à voir avec les maths elles-mêmes que ce qu’elles représentent, et, par conséquent, la manière dont on les enseigne. Trop souvent, on commence par des concepts abstraits qui paraissent inutiles : dérivées, intégrales, matrices. Les étudiants mémorisent des procédures. Les examens deviennent des tests de mémoire.
Pourrait, il est possible de faire autrement. Beaucoup d’idées peuvent être introduites simplement.
J’utilise souvent les fonctions comme exemple. Au lycée, on commence par les fonctions linéaires — ax + b — puis on perd vite le fil.
Mais il existe une approche beaucoup plus simple. Montrez à quelqu’un un graphique x–y. Mettez l’âge sur l’axe des x, de 20 ans à aujourd’hui. Demandez-lui de tracer son salaire au cours du temps.
Il dessinera quelque chose de non linéaire, rarement monotone, avec des sauts, des plateaux, des retours en arrière — parfois même des discontinuités. Autrement dit : une fonction infiniment plus complexe que celle qu’on enseigne dans le secondaire.