Mes side projects

Le terrain de jeu où j’ai appris à construire.
Et les trois thèmes qui reviennent sans cesse.

J’ai toujours aimé side projects

Les side projects sont très gratifiants. On choisit le problème, la solution et le rythme. Personne ne note le résultat. La boucle de récompense est très rapide.

Je les aime aussi pour une autre raison : j’y ai appris une grande partie de mes compétences. C’est comme ça que j’ai appris à développer (je n’ai eu qu’un seul cours de programmation en école).

C’est aussi un terrain de jeu parfait : peu d’enjeu, retours rapides, beaucoup d’apprentissage. J’y ai appris la tech, mais aussi le produit, l’écriture, la communication et le marketing.

Et ils m’ont souvent connecté à des personnes avec qui j’aime vraiment échanger. Parfois parce que le projet est utile. Parfois parce qu’on partage quelque chose avec honnêteté et que ça résonne.

Avec le temps, j’ai réalisé que mes side projects n’étaient pas aussi aléatoires qu’ils en avaient l’air

Je démarre souvent parce qu’une idée ne me lâche pas, parce que j’ai envie d’optimiser quelque chose, ou par curiosité. Je les lance pour eux-mêmes, sans intention cachée. Mais rétrospectivement, la plupart sont liés àun (ou plusieurs) de ces trois thèmes.

Le premier : réparer des workflows et des parcours utilisateurs chaotiques. kaba.eco en est un exemple : un outil collaboratif de planification des repas pour des groupes en vacances. C’est parti d’une petite frustration, mais récurrente : en groupe, planifier les repas devient vite désagréable.

Le deuxième : diffuser une connaissance scientifique rigoureuse. liglou.fr est un média qui décrit des sujets environnementaux complexes grâce à des infographies claires. Le plus dur n’était pas la science. C’était de véhiculer une idée complexe en dix mots. Le site a touché un public international et les infographies ont été affichées dans des universités et des forums partout en Europe.

Le troisième : faire vivre mes racines ukrainiennes. Welcomeukraine.fr (désormais fermé) aidait des personnes fuyant la guerre à trouver vite des réponses urgentes, et aidait des binômes franco-ukrainiens à communiquer quand ils ne partageaient pas la même langue. maisondukraine.fr est une association qui organise des événements culturels autour de l’Ukraine.

Quelques projets se situent entre ces trois thèmes.

Noscandidats2017.fr (désormais fermé) aidait à identifier les candidats à la présidentielle les plus proches de ses opinions. J’ai aussi construit une app pour des festivals afin de convertir de l’argent en jetons utilisables sur les stands. Et j’ai prototypé un chatbot pour aider des travailleurs précaires à créer un CV français depuis un chat mobile, dans leur langue maternelle.

J’ai beaucoup de projets en tête pour les prochains mois. Mais le principal est d’écrire une série d’articles sur mes ancêtres ukrainiens. Je veux utiliser un prisme familial pour éclairer l’histoire et l’état d’esprit dans lequel sont beaucoup d’Ukrainiens aujourd’hui.